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Infinite Loop

Le 15 janvier 2017, 00:00 dans Humeurs 0

Me voilà de retour, pour de nouvelles aventures ou plutôt devrais-je dire de mésaventures.

A l'heure où les fêtes se terminent (depuis un certain nombre de jours certes), certains sont heureux d'avoir pu profiter de ces moments en famille pleinement, de tous cette gastronomie très riches etc. Et puis il y en a d'autre, d'autre qui ont le coup de blues d'après fêtes...

Et je pense effectivement que c'est mon cas... Mais après tout... Est ce vraiment un blues d'après fête ou plutôt un blues qui dure et perdure et qui revient de manière plus que régulière depuis maintenant presque 4 ans ... Un coup de blues qui me rappelle à chaque fois à quel point j'ai été si stupide de vouloir me gacher la vie, que dis-je, me pourir, me détruire la vie.. Résultat des courses, toujours les mêmes problèmes récurrents qui reviennent.. Même s'ils sont différents au cours du temps, au fond je sais très bien qu'ils tournent tous autour du même pot..Et dire que j'aurai pu décider de continuer ma vie paisiblement.. Bref passons.. Arrêtons de se lamenter, tournons la page, ouvrons une nouvelle page blanche et écrivons. Laissons libre cours à ses pensées pour tenter de se libérer ..

 

La page blanche la voilà. Tellement vide, et la tête tellement pleines de choses à raconter que je ne sais même pas par ou commencer ... 

Depuis le dernier article, beaucoup de choses ont changé dans ma vie... Et dans la vie en général.

Commencons par le commencement : retour d'espagne en Février 2016, quelques kilos en trop bien accumulés et bien mérités par la gastronomie espagnole et le laisser aller de la vie Erasmus. Une seule décision en tête, reprendre le dessus et tenter de perdre ces kilos superflus. Un peu comme d'habitude de toute façon.. C'est bien trop redondant tout cela ... Bref, aucune envie de courir pas ces températures glaciaires. Je découvre donc une salle de sport juste à côté de mon boulot. Sans aucune hésitation je décide de m'y inscrire en espérant enfin obtenir quelques resultats et surtout atteindre un objectif un peu rêvé que j'attends depuis longtemps... Au programme : cours de renforcement musculaire, cours cardio, découverte du Fitness à travers Les Mills (très fameux cours de fitness recnonnus mondialement et que je recommande vivement). Je commence donc ces cours sans modération au rythme de 5 fois par semaine à raison d'1h minimum par jour. Le but premier étant de maigrir et de se façonner. Puis finalement, pas trop trop de résultats.. Pas de perte de poids, peut être un léger changement de slhouette, mais finalement bien trop peu vis à vis de mes attendus.

Alors là, j'entends déjà tout ceux qui me sorte "mais pourquoi autant se focaliser sur son apparence physique ? Du temps que t'es heureuse et que tu te fais plaisir?" Si vous arrivez à ne pas vous prendre la tête sur ce sujet, franchement je vous en félicite, respect. Bravo. Mais ce n'est pas mon cas. Pour moi, le physique que l'on se construit est la plus grande des fiertés ! C'est quelque chose qui ne s'achète pas, cela reflète notre travail, notre volonté. On ne peut pas l'emprunter, le copier ou le voler à quelqu'un d'autre, on ne le doit qu'à soit même. C'est quelque chose que l'on gagne à force de travail et de patience. C'est un gage de force de caractère et de passion, voilà pourquoi je fais ce que je fais... 

Puis ce sport devient une drogue, je suis addict, accro, je ne peux plus m'en défaire. Alors que mon simple objectif initialement était de maigrir, voilà maintenant que c'est devenu un véritable moyen de libération, de décompression. Se donner à fond pendant plus d'une heure pour oublier tout ce mal qui me ruine de l'intérieur. Cette sensation de bonheur que procure cet excès de sport, c'est magique ... Inexplicable je dirais même. Impossible de ne pas se donner à fond, de ne pas ressortir de la salle sans se dire "c'était génial, je suis morte, j'me suis lachée, je suis exténuée, mais c'était tellement bon.."

En fait, pour moi, le fitness est bien plus qu'un sport. Il ma appris à me dépenser, à me canaliser, à évacuer ce que j'avais en moi.. moi qui suis une fille très impulsive, émotive et sensible. Il m'a permit de me retrouver quand je me suis perdue. Et même parfois à croire en moi, à me dire que oui c'est possible d'y arriver avec bcp de travail et de patience...
Il m'a permis à lacher prise, à être beaucoup plus heureuse seule, sans personne, mais aussi avec les autres. A chercher l'épanouissement personnel là où je ne l'auais jamais trouvé avant.
A passer outres mes problèmes d'ego, de fierté et les moments douloureux.
En fait, en me mettant au fitness cela a vraiment changé ma vie.. Ma manière de voir les choses. Alors, quand je vous dis que c'est bien plus qu'un sport ... C'est vrai...

Finalement, le fitness devient un phénomène de mode et les réseaux sociaux sont de plus en plus nombreux à nous présenter ces personnes qui vraiment ne vivent que de ça (Marine Leuleu, FitByClem...). Tous plus In Shape les unes que les autres. Mais comment font-elles ? Comment arrivent-elles à avoir des corps aussi parfait ? Je découvre, en suivant leur profil, les compléments alimentaires, notamment les protéines. Je décide donc de m'y essayer. Pendant plus d'un mois je prends ces protéines ou plutôt je déguste ces protéines puisqu'il faut l'avouer, au goût c'est vraiment quelque chose de bon ! Les résultats se font ressentir. Je suis vraiment satisfaite.

Puis après cette période de succès, comme toutes les bonnes choses, ça prend fin, l'effet ne se fait plus ressentir et je stagne. 

 

Bref, les jours passent, les mois passent, j'arrive maintenant au jour d'aujourd'hui. 

En résumé, nouveau copain, nouvelle vie, on se laisse aller, on fait n'importe quoi, on mange n'importe comment, on oublie le sport, malgré que ce dernier reste encore très présent, de toute façon les blessures se sont enchaînées, et là, même si le coeur dit non, pas le choix, on est obligé de ralentir voir même d'arreter pendant un moment. Le corps finit de se déformer encore plus par tout ces excès... 

Arrive le temps où je réalise que ça ne va vraiment plus, il faut vraiment faire quelque chose.. Je veux atteindre cet objectif et pouvoir être fière de moi. 

Après les efforts fait sur le sport, il faut maintenant passer sur l'alimentation, pour ça, RDV chez la diététicienne. Programme alimentaire à suivre, même si pas trop strict, pour quelqu'un qui n'aime que trop manger, cela est très dur... Il faut quand même sacrifier pas mal de choses. Adieux les plaisirs sucrés ou salés.. Mentalement, c'est très compliqué.

Pourquoi ? Parce que je sais que je n'y arriverai jamais, je sais que c'est peine perdu.. Ce n'est pas la première fois que j'essaye de mettre en place quelque chose comme ça. Mais c'est trop dur. Je n'ai aucune volonté, tout du moins, je sais que c'est ce que je veux, mais je sais aussi pertinement que mon cerveau préfère beaucoup plus manger que maigrir... Alors oui sur le coup, super je mange c'est génial, f*ck le régime. puis arrive l'après coup, la culpabilité d'avoir autant mal mangé, l'impression que tout est ruiné.. et ça recommence, et ça tourne en boucle, et ça ne s'arrête jamais ... INFINITE LOOP .... Jamais je ne m'en sortirai..

 

Voilà voilà... Pas très joyeux tout ça ... Deprim du soir, déprim de fatigue, petite semaine au sport, la fatigue s'est faite ressentir... Impossible de se donner à fond.. Même si les séances de sport était là, que le mental me soutient au moins sportivement, je sais très bien que c'était loin d'être le top... Mais après tout, on m'a souvent appris (et la vie elle-même en premier) à trébucher pour mieux se relever et ne surement pas rester à terre. Il faut se battre.. Donc oui le combat est de longue haleine, le combat n'est pas près de se terminer, mais ce n'est pas pour autant que je me laisserai abattre... Je sais ce que c'est que de perdre, mais je ne serai jamais ce que sais que d'abodonner.. Je continuerai de lutter car les routes les plus difficiles sont souvent celles qui mènent à des endroits magnifiques ...

~ La réussite n'est pas quand tu es au sommet, mais quand tu touches le fond et que tu es capable de rebondir ~

 

Please, Help ..

Le 14 novembre 2015, 22:07 dans Humeurs 0

Après une très longue pause, je reprends.

Je ne vais pas plus m'étendre sur les situations une par une que j'ai vécu jusqu'à présent, je vais juste me concentrer sur mon état général, mes ressentits et tout ce qui s'en suit.

Voilà après avoir perdu plus de 20kg, je me retrouve 2 ans plus tard avec 30 kg en plus que mon poids le plus bas et 5/6kg à trop à supprimer .. C'est autrement dit ce que je pourrais appeler la course au kilo..

Reprenons un peu plus tôt, j'étais malade, je ne me sentais pas bien du tout, les médecins m'ont colé aux culs, j'ai recommencé à prendre du poids tout était beau et bien. C'était dur psychologiquement parlant mais je reprenais tellement plaisir à re-croquer (et c'est le cas de le dire) la vie à pleine dents. Tout le monde autour de moins était content. Mais moi aussi au plus profond de moi j'étais contente. Même si cela est très bizare et dur de recommencer à manger (je me revois encore en train de me battre avec mes parents pour venir à bout d'une simple assiette de pâtes), je me sens énormément bien. Je peux enfin me resservir de mes jambes pour courir, monter 10 marches d'escaliers ne m'essoufle plus, je n'ai plus froid quand il fait 25°, je peux recommencer à monter mon poney petit à petit. Mes parents m'autorisent de nouveaux à sortir, reprennent confiance en moi. Bref, je re-nais tout simplement.

Ca bien évidemment c'est tous les côtés jolis et ensoleillés de la "maladie".

 

Parce que oui à côté de ça je lutte, je me bats, je me fais violence, je pense tous les jours... Mais tous les jours de façon différente.

Au début c'était cool de remanger, c'était vraiment bien de reprendre du poids. Puis finalement, arrivé le poids que je souhaitais j'ai du essayer de ralentir tout ça ... Oui effectivement, je mangeais bien plus que la normal ou tout du moins des choses pas très diététiques disons donc ... C'était un vrai plaisir mais quand arrive le poids "normal", que je souhaitais, il faut savoir s'arrêter et agir de manière très chiante comme la plupart de toutes personnes, il faut savoir faire attention à ce que l'on mange.

Alors bien sur au début ça allait à peu près, j'arrivais à peut près à alterner les fois ou je me laissais aller avec les fois ou je controlais (et surtout ou je prenais peur à nouveau de la nourriture).

Puis j'ai continué, plus ça allait plus je mangeais, je commençais un peu à m'emballer, bref, à verser du côté opposé de l'anorexie.. Au début ça allait puis en été 2014, j'ai découvert que quand on mangeais trop et qu'on se sentais mal, on pouvait se faire vomir .... Mon dieu quel découverte.. Evidemment, c'est bien parce que ça "soulage", mais non c'est pas bien du tout, tout du moins c'est pas la manière de s'en sortir.. Finalement, j'ai aussi pris peur de la dimension que prenais cette maladie.. Je me suis empressée d'en parler à ma mère qui se doutait de quelque chose puis finalement à mon psy. C'est donc lui qui m'a aidé à m'en sortir encore une fois en me disant simplement que le fait de vomir donnait encore plus de frustation et d'envie de manger BLABLABLA ... 

Oui mais au fond c'est tellement bien cette issue de secours, vomir c'est un peu comme se libérer d'un mal.. Enfin c'est horrible de parler de ça .. J'ai donc réduit pour finalement le supprimer plutôt partiellement..

Puis les mois continuent à passer mais plus j'avance plus je m'épuise à tout le temps surveiller .. Il faut toujours faire attention à ne pas trop manger.. La encore ça va, on craque une fois, deux fois ... On mange un cookie, puis deux, puis le paquet. J'étais capable d'ingurgiter une quantité de nourriture incroyable en si peu de temps (et j'en suis encore capable ..). Mais à cette époque là ça allait, cette époque ou je pouvais encore me permettre de manger beaucoup, de temps en temps. Puis mon médecin ne cessait de m'embeter pour que je grossisse encore, afin d'avoir ces trucs de filles que les hommes ne connaissent pas .. 

Et puis arrivé le temps ou je me trouvait trop grosse de nouveau, et que je n'ai pas réussi à maigrir...
Alors là forcément c'est le drame... Envie de maigrir mais impossible car l'appel de la nourriture est trop forte, chaque jour je me dis que le lendemain ça sera moins, que je ferais attention. Alors ça marche un ou deux jours puis boom le troisième jour je re-craque et c'est le drame ... 

Et c'est comme ça que j'ai fini par prendre trop de poids .. On me met de la nourriture sous le nez et je mange sans m'arreter que se soit des choses que j'aime ou non, que j'ai faim ou non ..

Quand je suis occupée, alors là ça va, rien ne se passe, mais lorsque je me retrouve seule, et que je m'ennuis je vais manger un peu, souvent beaucoup. Puis je finis par regretter .. Et le cercle vicieux continue. Ma seule issue de secours : le sport. Courir, nager, faire du cheval, marcher, du squash, du renforcement musculaire. Tout et n'importe quoi pour bruler des calories et n'importe ou.

Les questions dans ma tête sont nombreuses... Manger un hamburger ? Une pizza ? Non, c'est pas bien .. Une salade ! Non en fait c'est bien de s'accorder un plaisir.. Bon ok je manfge une pizza et après je fais attention ... Mais la pizza appelle la gaufre, qui appelle le pain au chocolat, qui appelle le burger, etc etc. Puis la salade ok c'est bien, mais c'est frustant de manger une salade en pensant à une pizza ... Etc . Bonjour les cercles vicieux .. Bonjour l'épuisement moral ..

Finalement j'ai plutôt l'impression de tourner en rond.. Je lutte je lutte puis finis par craquer, je lutte pendant peut être une durée assez longue maintenant mais à chaque fois que je recommence à trop manger, à craquer, à finir mes repas dans les toilettes, j'ai l'impression de repartir de zéro et de refaire tout le temps les mêmes efforts... 

Cercle vicieux de la boulimie

Voila un peu comment je vis : je lutte, je m'épuise, je craque, je déprime. J'essaye de prendre le dessus mais c'est dur de lutter moralement parlant .. Alors je cours, mais la motivation se fait rare, mes jambes m'abandonnent ... Et je replonge au fond du trou ... 

C'est long, je veux m'en sortir, j'en ai marre .. Alors heureusement qu'il y a tout plein de personnes merveilleuses qui sont là pour m'entourer et me soutenir.. Mais aussi heureusement que j'ai plein d'autres choses qui me tirent vers le haut de l'autre côté ... <3

 

Help me ....

 

Pétage de câble . . .

Le 8 avril 2015, 14:20 dans Humeurs 0

Petite appartée sur l'humeur du jour, je laisse de coté mon "historique", j'y reviendrai dessus plus tard ...

 

8 Avril 2015, déjà maintenant plus d'un an que j'ai repris un poids à peu près de forme même si je désire tout de même perdre minimum 2 kilos, maximum 5...

Pâques est passé par là, j'ai magné du chocolat, plus que tolérable... Ma tête est bien évidemment toujours là pour me harceler mais pas de la même façon. Je fais du sport, beaucoup de sport certains diront, pour vous situer, environ 30 km par semaine. Ces courses m'aident à évacuer. J'ai comme l'impression de repartir à zéro après. Si je cours suffisament pour me vider toute la tête disons donc ..

Bref j'ai mangé bien trop de chocolat, j'me sens grosse, j'ai l'impression d'avoir pris 10 kilos.Chaque soir je me dis que je fais une cure le lendemain que je ne mangerai pas de ce cruel chocolat, mais chaque jour c'est pareil, j'ai bien digéré, normalement bien dormi, je me dis donc que je peux m'accorder un autre de ces petits plaisirs gustatifs .. Mais voilà que je mange l'oeuf ou le carreau en trop, et je recommence ma thèse de cure qui ne marche pas du tout ... #cerclevicieux ...

Ce que je ne mentionne pas dans ces quelques lignes c'est que tout de même j'ai eu une bose dose de sport ce week end. Au programme : concours d'équitation et raid nature, autrement dit 25km de sport intense pour 3h15 d'efforts intensifs. Une bonne perte de calories autrement dit .. Je profite donc de cet argument pour profiter de ces bons chocolats et autres ..

Hier, mardi 7 Avril, je sors après le boulot avec une copine pour un petit goûter improvisé de dernières minutes en ville. Je me retiens donc d'aller m'acheter un énième dessert du temps de midi pour profiter pleinement du gâteau que je m'offrirai à 4h. Chose due, chose faite, je craque pour un petit muffin au caramel de beurre salée. Succulent au passage me dois-je d'admettre.
Mais le problème dans cet enfer c'est que j'en ai jamais assez, et même si ce muffin m'a largement rassasié j'ai envie d'en manger des tonnes d'autres. Je me retiens .. Un peu de tenu tout de même. Puis je me dois de lutter ...

Je lutte donc, jusqu'à ce que je rentre chez moi, ou plutôt chez les parents de l'Homme Parfait et que je craque totalement, que je me jette sur les chocolats nombreux et variés, sur le pain, sur le marbré à la framboise, bref sur tout ce qui me passe sous la main. Je m'en vais donc courir un moment 5 petit km pour une petite trentaine de minutes d'effort après le raid.

Le soir au repas : tourte au poisson accompagnée de sa salade suivi de ses coeurs coulants au chocolat. Je ne touche pas de ce repas, évidement je n'ai pas fin. Mais coilà que c'est bien la pire chose à faire. Le contraire de ce que me dit mon psy : "Ne pas louper un repas même après un craquage. Le prochain repas à supprimer sera le gouter." Une sorte d'auto-punition en fait... Pour avoir la sensation de se sentir mal et ne plus recommencer..
Bref, mon repas se compose d'un yaourt, de pain, d'un peu de fromage et d'une orange.

Le lendemain même cinéma : cure de chocolat. Petit déjeuner : tout se passe bien. Arrive le midi, je n'ai même pas tant faim que ça mais l'envie de manger est cruelle. Ma tête me hurle de manger.. Très bien je mange. Mon petit tupperware régime que je m'impose pendant un moment : légume + poisson + yaourt + fruit. Oui mais voilà seulement je finis ma pomme avec le ventre gonflée à bloc par tout ce pain et par cette pomme. Mais rien ne m'empêche je veux encore manger, encore plus manger, je voudrais que ça s'arrête jamais. Je me rend donc à la boulangerie la plus proche .. Que choisir.. Un truc bien gros pour pouvoir manger "longtemps", (alors que le simple fait d'enchaîner mes bouchée moins vite me ferai manger aussi longtemps un petit gâteau, bref ça c'est un autre problème), mais un truc pas trop calorique non plus (comme si ça existait dans une patisserie). J'opte donc pour une ENORME part de flan que j'essaye de manger le moins vite que possible, que j'essaye de me convaincre de n'en manger que la moitié. Mais non mission impossible une fois emportée, j'engloutis tout. J'en suis même écoeurée mais je continue jusqu'à la dernière miette.. 

Voilà.. Maintenant j'me sens minable, faible, impuissante, vaincue par mes pensées.. Je me plains vers ma mère qui toujours autant à l'écoute m'appelle. Me rappelle que le psy a indiqué que ça ne passerait pas du jour au lendemain que ça serait très long... Oui c'est long, oui je me fatigue, oui je suis dans une mauvaise semaine et je déprime totalement .. 

J'ai envie de rentrer chez moi, de retourner dans le cocon familial bien confortable et sécuritaire que m'offrai ma mère .. J'ai bien peur de ne jamais pouvoir vivre sans eux.. De ne pas réussir à passer le cap. Ils ont tellement donné pour moi, ils m'ont aidé et c'est en partie grâce à eux si j'en suis à un stade autant "guérie" de ma maladie aujourd'hui..

Bref, la suite va être dur, je vais devoir me retenir de manger en rentrant du boulot même si je sais que j'aurai pas faim, je peux très bien commencer à grignoter quelque chose et puis finir par tout manger ... Ca va être dur.. Toutes ces bonnes choses m'appellent, me hurlent dessus, je sais exactement, au millimètre près où est ce que se cache ces bonnes choses .. Je dois m'occuper, mais l'envie de nourriture est plus forte, beaucoup plus forte que ma concentration sur une autre activité, quelle qu'elle soit.. Se battre, encore et toujours.. Peut être à jamais .. Je l'espère pas ..

I just need somebody help...

 

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